« Plus de drapeau rouge, mouillé du sang de nos soldats. J’arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions. »

Louise Michel, fille illégitime d'un notable et d'une servante, est née le 29 mai 1830 au Château de Vroncourt-la-Côte en Haute-Marne. Elle devient institutrice sous l’Empire, mais ayant reçu une éducation libérale et républicaine elle refuse de prêter serment à l’Empereur.

En 1856 après avoir obtenu un brevet d'institutrice, Louise Michel s’installe à Paris, où elle exerce en faveur de l’éducation des filles. Elle se consacre à la poésie, mais également à la politique, au sein du mouvement blanquiste.

En juillet 1870 la guerre franco-prussienne éclate, et se termine par la capture de Napoléon III, la défaite de la France et la chute du Second Empire. Le 18 mars 1871 débute la Commune de Paris, à laquelle Louise Michel participe, à la fois comme cantinière, animatrice du Club de La Révolution, infirmière et combattante. Suite à la répression et à la « Semaine Sanglante » elle est obligée de se rendre aux troupes Versaillaises afin de libérer sa mère prise en otage.

La « Vierge Rouge » est condamnée à la déportation en Nouvelle-Calédonie. C’est dans l’exil que Louise Michel adhère aux théories anarchistes et qu’elle développe un anticolonialisme au contact du peuple Kanak. Refusant un traitement de faveur pour sa libération elle revient à Paris en 1880 qu’après le vote par le gouvernement de l’amnistie générale des Communard.e.s.

De retour en France, Louise Michel enchaîne les tournées de conférence et est invitée à de nombreux meetings. Son agitation et ses écrits lui valent d’être surveillée par la police et souvent emprisonnée comme après la manifestation des sans-travail aux Invalides à Paris le 9 mars 1883. C’est notamment à cette occasion qu’elle arbore pour la première fois le drapeau noir improvisé à partir d’un jupon noir, le drapeau rouge étant interdit.

Louise Michel s’éteint à Marseille en 1905, victime d'une pneumonie.

Elle demeure aujourd’hui une figure de la lutte pour l’émancipation des femmes, de la critique du parlementarisme, de l’égalité sociale et de la lutte contre la bourgeoisie.